En 1908, Henri Sauvage (1873-1932) et Charles et Sarazin (1873-1950) réalisent 16, avenue Thiers à Compiègne, la luxueuse villa de la veuve du commandant Albert Marcot, qui constitue la dernière réalisation Art nouveau du tandem d’architectes parisiens. Finement dessinée, richement aménagée, cette villa compte parmi les demeures cossues de la périphérie de Compiègne. La villa Marcot peut être comparée à la villa de Louis Majorelle qu’Henri Sauvage construit à Nancy entre 1898 et 1902. Plus vaste que la maison nancéienne, mais d’un niveau de confort semblable, la villa Marcot est meublée par les établissements Majorelle dans une logique d’œuvre d’art total. Les ferronneries sont signées Régius & Ruffin, les grès flammés en façade sont de Gentil & Bourdet. Dès la fin des années 1890, Henri Sauvage a fondé sa réputation d’architecte-décorateur avec ses réalisations Art nouveau, mais, peu après la villa Marcot, il abandonne l’Art nouveau qui passe alors de mode, pour se consacrer plus particulièrement à la réalisation d’immeubles salubres à bon marché, de grands hôtels internationaux et, bientôt, d’immeubles à gradins. La villa Marcot est à considérer, à l’instar de la villa Demoiselle à Reims achevée la même année, comme un brillant chant du cygne de l’Art nouveau
Attention, cette conférence aura lieu au Château de Compiègne, salle Natoire
Château de Compiègne

