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Jaux

Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Saint-Pierre et Saint Paul de Jaux.

Sur la rive droite de l’Oise, entre Armancourt au sud et Venette au nord, à 6 km de Compiègne, Jaux est un village-rue s’allongeant sur près de 3 km, coincé entre la voix ferrée et la rivière d’un coté, le rebord de la vallée de l’autre, à une altitude qui avoisine les 30 mètres. La rue principale correspond à la départementale 13. Cependant la commune, dont la superficie s’étend sur plus de 800 hectares, connaît un important développement vers les buttes (Le Bocquet, mont Huette) qu’elle affleure ou qui s’y développent (mont Saint-Pierre, mont des Gâts à 104 mètres), et les plateaux situés à l’est, au-delà de la vallée proprement dite. Divers hameaux (Dizocourt, Les Tartres, Varenval, Bouquy) s’y sont d’ailleurs installés depuis très longtemps.
L’origine du nom « Jaux » reste obscure. Sa première mention, Gellis, dans une charte datant de 657, pourrait faire allusion à un personnage d’origine latine, Gellius. Mais rien n’est sûr ! Dizocourt fait référence au domaine (cortis) d’un individu ; Les Tartres à une hauteur (Tertre) ; Varanval à un nom de personne suivi du mot Val ; Bouquy, mentionné en 1147, vient de bosquet, petit bois.
La présence de l’homme sur son territoire est attestée, notamment sur le plateau, depuis le Néolithique (Lieu dit La Flaque), la Tène et les périodes gauloises (Le Camp du Roi). Plusieurs villae ont été repérées au Bois de Plaisance, à Maraison et au lieu-dit Les Gravilliers où a été retrouvée une nécropole carolingienne.
De l’époque mérovingienne et durant tout le Moyen Âge, jusqu’au début du XXème siècle, la région de Jaux était réputée pour ses vignes qui poussaient sur les coteaux les mieux exposés de la vallée de l’Oise. Divers abbayes y possédaient des domaines (Saint-Denis, Saint-Corneille, Saint-Ybred de Braisne, Ourscamp). Les vins étaient de qualités diverses, et d’après Louis Graves, le gouet était connu pour son âcreté, mais le blanc d’Orléans avait la réputation d’être parmi les meilleurs de la région. Les derniers pieds de vigne disparurent dans les années 1970, chez M. Oyon au «Bout de Jaux». Seule la rue des Vignes témoigne encore de cette activité.
A la fin du XVIIIème siècle, la superficie du vignoble représentait près de 300 hectares, mais un siècle plus tard, il n’en comptait pas plus d’une centaine, cette baisse allant de pair avec la diminution de la population : 1184 habitants en 1726, 1043 en 1851, 706 en 1913.
En dehors de la vigne, la commune a pratiqué la polyculture jusqu’à la fin du XXème siècle (céréales, légumes secs, arbres fruitiers, chanvre que l’on faisait rouir sur les bords de l’Oise, et bien sûr oignon, d’où la commune a tiré son surnom). Elle a conservé, malgré la construction de lotissements modernes, son aspect rural d’autrefois.
Autres ressources autrefois de la commune, l’exploitation de cendrières à Bouquy au XIXème siècle pour enrichir les sols, l’utilisation d’argile pour la fabrication de briques au lieu-dit La Briqueterie, et la présence de 6 moulins à vent aujourd’hui disparus.
Plusieurs seigneuries distinctes se partageaient le territoire de Jaux, notamment à Bouquy et à Varanval où s’élevait un château féodal dont il reste quelques traces. La plus importante relevait du comte de Clermont.  Au XVIème siècle elle passa dans les mains de la famille de Montmorency. Mais il ne reste aucune trace du château seigneurial, situé à proximité de l’église paroissiale.
Le patrimoine architectural du village, outre quelques belles maisons notamment à Varanval, se résume essentiellement à l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, classée monument historique en 1921 et aux restes de la chapelle du prieuré Notre-Dame de Bouquy.
L’Oise a toujours constitué une frontière et un lien pour ses habitants. On signale l’existence d’un port à Jaux dans les années 1340. Avant sa canalisation en 1830, la rivière, parsemée d’îles et d’îlots, était beaucoup plus irrégulière qu’aujourd’hui, avec des niveaux de profondeur très variables. Plusieurs bacs permettaient de la traverser : celui de Port-Varenne au nord, celui de l’Église au centre et celui du Port-à-vaches au sud, près d’Armancourt. On assista à une terrible catastrophe lors d’une traversée du bac le 10 mars 1777 : trop chargée, en pleine nuit, l’embarcation qui comptait une soixantaine de personnes chavira au milieu de la rivière et 42 passagers se noyèrent, en majorité des jeunes gens habitant Jaux et Armancourt. Aujourd’hui le nouveau pont entre Jaux et Venette construit en 1976 lors de la création de la zone de Carrefour et la passerelle édifiée en 1993 au centre du village permettent de relier facilement les deux rives.
C’est surtout dans les dernières décennies du XXème siècle que la commune a connu un développement considérable avec la création de la zone d‘activités commerciales et récréatives dans la zone du Camp du roi (concessions automobiles, restauration, salles multiplexes de cinéma….).
De plus la proximité de Compiègne fait de Jaux une plaisante commune dortoir de l’agglomération.
Le bourg comptait 2078 habitants en 1999 et 2300 habitants en 2019.
Jean-Pierre Duterne, d’après l’article de François Callais – Philippe Bonnet-Laborderie, « Entre rivières et forêts, la communauté compiégnoise » – GEMOB 2005.

Site Internet de la mairie de Jaux

Accédez à la section patrimoniale de la commune de Jaux :
– Histoire de la commune
– L’église
– Photos de l’église

Documents présents sur le site de la Société historique de Compiègne

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Autres documents

– Archives départementales de l’Oise, photographies et cartes postales de Jaux (Écrire le nom de la commune dans la fenêtre).
– Archives départementales de l’Oise, Plan cadastral napoléonien (Écrire le nom de la commune dans la fenêtre).
– Album de cartes postales et documents divers concernant Jaux (Collection Daniel DEBEAUME).
– Notice historique et statistique sur les communes de l’arrondissement de Compiègne, d’Emile COËT – 1883.
– Essais historiques sur les cantons d’Attichy, Compiègne et Estrée-Saint-Denis, par J.E. MERMET – 1907.
– Église Saint-Pierre et Saint-Paul de Jaux.
– Prieuré Notre-Dame à Jaux-Bouquy.
– La première photographie de Jaux, vers 1860.
– Précis statistique sur le canton d’Estrées-Saint-Denis, par Louis GRAVES, 1838.

La première photographie de Jaux, vers 1860

Le photographe Édouard Baldus a édité en 1865 un album de 78 photos intitulé "Chemin de fer du Nord. Ligne de Paris à Compiègne par Chantilly. Petites vues photographiques". Les villes et les villages desservis par cette ligne sont ainsi photographiés, et pour certains bourgs…

Armancourt

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Autour de Compiègne

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