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Présentation rapide de la commune

Commune de la CCPS (Communauté de Communes du Pays des Sources).

À gauche, le château dit de Jeanne d’Arc, vers 1920 (en haut), et le château dit de l’octroi, construit vers 1840 (en bas). À droite, les deux versions de la statue de Jeanne d’Arc, en 1909 (en haut) et 1930 (en bas). Cartes postales.

Située à un peu moins de 40 kilomètres au nord de Compiègne, à la lisière du département de la Somme, Beaulieu-les-Fontaines est une commune d’environ 570 habitants.
Son territoire, de 1 260 hectares, comprend surtout des terres agricoles (près de 80%), mais aussi quelques forêts (17%). Il est traversé par la route de Noyon à Nesle, et bordé à l’ouest par la route de Noyon à Roye (D934), une ancienne voie romaine qui reliait Soissons et Amiens.
Pendant un demi-siècle (de 1897 à 1955), le village fut desservi par une voie ferrée (une ligne secondaire, à voie étroite, reliant Bussy à Ercheu), avec une gare commune avec
Écuvilly, le village voisin au sud-est, situé dans la continuité de Beaulieu-les-Fontaines.
Le village s’est autrefois appelé Beaulieu-en-Vermandois, du nom du comté auquel il appartenait, puis Beaulieu-le-Comte. La dénomination actuelle, qui date de 1835 environ, est due à la présence de plusieurs fontaines, alimentées par des sources d’une eau plus ou moins ferrugineuse.
Un gisement mésolithique, dit de la Haute-Borne, a été découvert au début du XXe siècle.
En 1115, un fort était tenu par le seigneur Raoul II ; auparavant, il y avait peut-être une motte castrale. À la fin du XVe siècle, la seigneurie devint une baronnie, dépendant du marquisat de Nesle.
Vers 1116 un prieuré fut créé à Beaulieu par l’évêque de Noyon, à partir d’une chapelle construite vers 1100 ; la paroisse date de 1271 ; l’église Saint-Jean-Baptiste, édifiée vers 1233, a été reconstruite vers 1607 suite à plusieurs dégâts au fil du temps, et restaurée au début du XIXe siècle. En mars 1917, son clocher a été dynamité par l’armée allemande en repli ; on a préféré reconstruire complètement l’église, en 1929, dans un style « art déco », avec notamment un bel ensemble de vitraux, et un remarquable baldaquin surmontant l’autel, récupéré de l’ancienne église.
Le 23 mai 1430, Jeanne d’Arc fut faite prisonnière aux portes de Compiègne, puis, après quelques jours à Margny-lès-Compiègne et peut-être à Clairoix, fut emprisonnée au château de Beaulieu-les-Fontaines ; elle essaya de s’en échapper, mais en vain, et y resta environ un mois, avant d’être transférée à Beaurevoir, commune de l’Aisne située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est.
Ce château fortifié, qui datait du XIIe siècle, fut assiégé en 1465 par les Bourguignons (Charles le Téméraire détruisit la tour centrale), et en 1676 par les alliés en guerre contre Louis XIV. Il fut reconstruit à la fin du XVIIIe siècle, et restauré à la fin des années 1920. C’est actuellement le siège de la Maison Familiale Rurale du Noyonnais.
Comme les autres communes du secteur, Beaulieu-les-Fontaines a souffert de la Première Guerre mondiale. De septembre 1914 à mars 1917, elle est à une dizaine de kilomètres à l’est du front, et donc occupée par les Allemands. Elle est ensuite libérée pendant un an, avant d’être de nouveau occupée lors de l’offensive allemande du printemps-été 1918. À la fin de la guerre, le village est partiellement détruit ; la Croix de guerre lui est attribuée en 1921.
En 1790, lors de la création du département de l’Oise, Beaulieu est chef-lieu de canton ; en 1801 elle rejoint le canton de Fretoy, puis, de 1802 à 2014, celui de Lassigny ; depuis 2015, la commune est affectée au canton de Thourotte.
[ RD, selon diverses sources ]

Sites Internet de la mairie et de la CCPS

Sur le site de la mairie, on trouve plusieurs pages consacrées à l’histoire et au patrimoine de Beaulieu-les-Fontaines :
le prieuré Notre-Dame ;
les fontaines ;
le château et le cachot de Jeanne d’Arc ;
l’église.

Signalons aussi une page de présentation de l’Association Historique et Johannique de Beaulieu-les-Fontaines.

Le site de la CCPS, quant à lui, contient une page consacrée à Beaulieu-les-Fontaines et à son histoire.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont numérisées et consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc.
On peut aussi, sur place, à Beauvais (71 rue de Tilloy), consulter (gratuitement) les documents non numérisés. Ceux-ci, regroupés par dossiers cotés, sont très nombreux… On peut se faire aider dans ses recherches par le ou la responsable de la salle de consultation, mais on peut également préparer sa venue en consultant auparavant, sur Internet, les inventaires qui sont numérisés (cliquer ici).
À noter que de nombreuses communes de l’Oise ont déposé à Beauvais une partie de leurs propres archives (cliquer ici pour voir la liste des cotes des dossiers communaux). Mais de nombreux autres documents concernant les communes sont disséminés dans les dossiers des diverses séries.
Un petit guide intitulé « Retracer l’histoire d’une commune » est proposé sur le site des Archives de l’Oise (cliquer ici).

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents ; ceux relatifs à une commune donnée peuvent être listés en utilisant son moteur de recherche, mais il est souvent difficile de s’y retrouver parmi les résultats qui s’affichent. On peut aussi passer par un sous-ensemble de Gallica consacré au département de l’Oise (cliquer ici).
Citons notamment :
– un fascicule de 26 pages intitulé « Notice historique sur Beaulieu-les-Fontaines« , par Leroy-Morel, imprimerie Lenoël-Hérouart (Amiens), 1858 (imprimé par Hachette Bnf en 2016).
– la « Notice historique et statistique sur les communes de l’arrondissement de Compiègne », par Émile Coët (1883), pages 181 à 184.
– un article sur le siège du château de Beaulieu en 1465, de A.Ponthieux, Comité Historique et Archéologique de Noyon, comptes-rendus et mémoires, tome 14, 1898, pages 152 à 156.
– la « Notice historique sur Beaulieu-les-Fontaines« , de l’abbé L.Dardenne, Comité Historique et Archéologique de Noyon, comptes-rendus et mémoires, tome 26, 2ème partie, 1932, pages 147 à 206.

Autres documents numérisés

– Extrait de la Description du département de l’Oise, par Jacques Cambry (préfet de l’Oise de 1800 à 1802), imprimerie Didot (Paris), 1803, tome 1, pages 417 à 419.
– Extrait du Précis statistique sur le canton de Lassigny, de Louis Graves, 1834 (pages 43 à 46).
Histoire du château de Beaulieu-les-Fontaines (site Internet montjoye.net) ; une autre page du même site est consacrée à la prison de Jeanne d’Arc.
Église Saint-Jean-Baptiste (site “Églises de l’Oise”).
Album de Daniel Debeaume (cartes postales anciennes).
– Site Internet de la Maison Familiale Rurale du Noyonnais.

Documents non numérisés
  • Beaulieu-les-Fontaines et Écuvilly, album de photos et cartes postales, édité par les deux communes, collection Chez nous autrefois, Spicy’s, 2012.
  • Les ouvrages sur Jeanne d’Arc sont trop nombreux pour être recensés ici. Un des premiers écrits fut celui de Perceval de Cagny, un employé du duc d’Alençon, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc ; ses chroniques furent recopiées au XVIIe siècle par un certain Duchesne, et publiées en 1902 par H.Moranvillé pour la Société pour l’Histoire de France.

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