Skip to content Skip to footer
Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Saint-Pierre de Béthisy

Située entre la forêt de Compiègne et la rivière Automne, Béthisy-Saint-Pierre (Bistisiacum) est une commune de 3100 habitants en 2019.
« Ce lieu, écrit Louis Graves, était considéré comme la partie la plus importante de la communauté qui réunissait sous la dénomination de Béthisy les deux paroisses de Saint-Pierre et de Saint-Martin. Il est probable cependant que Saint-Martin, placé sur le trajet d’une voie romaine, fut d’abord l’établissement principal, et Saint-Pierre une simple dépendance. Béthisy-Saint-Pierre fut une ferme du fisc du domaine royal jusqu’au dixième siècle, que Charles le simple, par une charte de 907, donna, pour une partie du moins, à l’abbaye de Morienval. Elle possédait un château-fort, siège de la Châtellerie de Béthisy-Verberie, construit en 1026 par Robert II Le Pieux (996-1031) et affectionné par sa femme, la reine Constance ; c’est là qu’auraient été célébrées en 1137 les fiançailles du prince royal qui allait devenir Louis VII et d’Éléonore d’Aquitaine. En 1184, Philippe d’Alsace, comte de Flandre, mit le siège devant la forteresse, qu’il tenta d’enlever par un assaut ; mais les habitants ayant opposé une résistance vigoureuse, l’armée royale eut le temps de venir les délivrer, ce qui obligea l’ennemi à se retirer à travers la forêt de Compiègne. Le roi récompensa les habitants de leur fidélité, en leur donnant un droit exclusif d’usage dans le canton de la forêt appelé depuis les monts de Béthisy. Les cartulaires de Philippe-Auguste constatent de fréquents voyages de ce prince au château de Béthisy. Il y délivra en 1189 des lettres concernant l’Hôtel-Dieu de Compiègne. Il y était encore en 1193 où il y reçut en 1200 une députation de l’Université de Paris, à laquelle il accorda des lettres de protection en faveur de ses écoliers.

Le château de la Douye à Béthisy

Durant la guerre de Cent-Ans, après avoir brûlé Verberie et La Croix-Saint-Ouen, les Anglais vinrent assiéger, en 1358, le château de Béthisy ; ils croyaient l’emporter aisément, mais il furent vigoureusement repoussés, poursuivis jusqu’à Saintines, et ils ne purent regagner Creil qu’après avoir éprouvé une grande perte. Ils revinrent peu après en force pour tirer une vengeance éclatante de leur défaite. Le capitaine de la place, Hugues de Sézanne, marcha à leur rencontre, et engagea un combat victorieux entre Verberie et Saint-Sauveur, en un lieu qui porte toujours le nom de bataille du Champ-Dolent. Cet évènement est à rapprocher de l’histoire du Grand Ferré qui affronta à Longueil-Sainte-Marie ces mêmes Anglais de Creil la même année.
Tombant en ruine, le château fut démantelé par ordre royal en 1431. En 1562,  la reine Catherine de Médicis reçut le Valois parmi les domaines qui lui furent donnés en douaire. Elle fit réparer les fortifications de Béthisy avec le concours des habitants, pour leur assurer une retraite dans les calamités publiques et pendant les troubles de religion qui commençaient à menacer le pays. Mais en 1618, Louis XIII, ayant ordonné la prise du château de Pierrefonds, ordonna aux habitants de Béthisy de détruire leurs fortifications. Lors de la Fronde, les troupes du Prince de Condé vinrent camper dans la plaine du Hazoy, entre le village et la forêt, où les troupes commirent de terribles exactions.
Lors de la Révolution, Béthisy-Saint-Pierre fut rebaptisé Béthisy-la-Butte.

Jean-Pierre Duterne

Site Internet de la mairie

Cliquer ci-dessous pour accéder à la page “Histoire” de ce site :
Le château de la Douye
L’église Saint-Pierre
La chambrerie
L’ancien château
La cavée aux Anglais
Le temple protestant
L’histoire de Maurice Choron

Documents présents ailleurs sur le site “Histoire de Compiègne”

En cliquant ici, vous accédez aux résultats du moteur de recherche ; vous trouverez bien sûr la présente page, mais aussi des liens vers d’autres articles et pages qui ont un lien avec la commune.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont numérisées et consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc.
On peut aussi, sur place, à Beauvais (71 rue de Tilloy), consulter (gratuitement) les documents non numérisés. Ceux-ci, regroupés par dossiers cotés, sont très nombreux… On peut se faire aider dans ses recherches par le ou la responsable de la salle de consultation, mais on peut également préparer sa venue en consultant auparavant, sur Internet, les inventaires qui sont numérisés (cliquer ici).
À noter que de nombreuses communes de l’Oise ont déposé à Beauvais une partie de leurs propres archives (cliquer ici pour voir la liste des cotes des dossiers communaux). Mais de nombreux autres documents concernant les communes sont disséminés dans les dossiers des diverses séries.
Un petit guide intitulé « Retracer l’histoire d’une commune » est proposé sur le site des Archives de l’Oise (cliquer ici).

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents ; ceux relatifs à une commune donnée peuvent être listés en utilisant son moteur de recherche, mais il est souvent difficile de s’y retrouver parmi les résultats qui s’affichent. On peut aussi passer par un sous-ensemble de Gallica consacré au département de l’Oise (cliquer ici).

Voici les liens vers quelques documents concernant la commune elle-même :
– Extrait de l’ouvrage “Compiègne et ses environs” de Léon Ewig (1860).
Compiègne historique et monumental, de Jean-Baptiste LAMBERT de BALLYHIER – 1842

Autres documents numérisés

– Albums de Daniel Debeaume (cartes postales, photos, et divers documents anciens) : cliquer ici pour y accéder. Autre album de photos.
– Église Saint-Pierre : cliquer ici.

 

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE COMPIÈGNE © 2023. TOUS DROITS RÉSERVÉS • UNE RÉALISATION