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Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Saint-Nicolas de Janville.
Vue aérienne du village de Janville.

Avec moins d’une centaine d’hectares, Janville est la plus petite des communes de la Communauté de communes de Compiègne, mais aussi du département de l’Oise quant à sa superficie.
Située à environ 6 km de Compiègne, enserrée entre les pentes du Mont Ganelon et le cours de la rivière, Janville est un lieu de passage qu’empruntent la voie ferrée, le canal latéral à l’Oise qui fait sa jonction avec le cours de la “Vieille Oise” sur le territoire de la commune, et l’ex-Nationale 32 (RD 932) qui constitue sa rue principale. Cette fonction de passage a joué autrefois un rôle important : Louis Graves, dans son Précis statistique de l’Oise daté de 1850, nous précise qu'”il y avait un droit de péage, de rouage (droit que payent à vide les véhicules à roues) et travers (sorte de péage), dont le produit était considérable parce qu’il s’étendait sur toutes sortes de marchandises par terre et par eau depuis le pont de Clairoix jusqu’aux haies de Longueil-sous-Thourotte“. Janville est un village-rue, les maisons individuelles étant installées de part et d’autre de la rue René Richard, le long de la Nationale. C’est plus récemment que se sont développées sur les pentes du Mont Ganelon des constructions nouvelles et des voies perpendiculaires. Une passerelle en fer relie le village à l’île Jean Lenoble où s’est implantée une zone pavillonnaire qui a connu d’importantes inondations dans les années 90.
On sait peu de chose de l’histoire de Janville. La présence de l’homme est attestée dès le Néolithique sur le Mont Ganelon, et les dragages de l’Oise ont fait remonter des objets de l’âge du bronze (lances, casques). En 1026 est mentionné “Johannis villa“, le domaine de Jean. La seigneurie du XIIème siècle appartient à la famille de Coudun. Au XVIIème siècle, elle est comprise dans le duché de Monchy-Humières. Au XVIIIème siècle, la seigneurie est possédée par Jean-Nicolas Leroy, comte de Jumelle. Le manoir seigneurial a entièrement disparu ; il se trouvait près de l’église. En 1814, les Prussiens qui attaquaient Compiègne à partir de Noyon voulurent brûler le village, mais ils furent pris dans une embuscade. Son église Saint-Nicolas est le plus ancien édifice de la commune, son cœur datant du XVIème siècle.
En dehors de la cote pentue du Mont Ganelon qui fut toujours boisée, l’activité du village était avant tout agricole, complétée par la fonction de péage, notamment sur la voie d’eau. Au XVIIIème siècle, la vigne est la culture principale, répartie dans une vingtaine de petites exploitations. Environ 35 hectares lui sont consacrés, contre 11 réservés aux céréales. Les bois représentent la plus grande surface, 60 hectares. Au milieu du XIXème siècle, près des deux-tiers des terres labourables sont cultivées en blé. Le vignoble ne représente plus que 9 hectares. Il a disparu de nos jours, remplacé par des vergers et des constructions nouvelles. Dans les prairies basses inondables, on trouvait du chanvre et des oseraies.
Janville a toujours tissé des liens avec le monde des mariniers, surtout après le percement du canal latéral à l’Oise en 1889, et les activités portuaires sont nombreuses (écluses, entreprises de réparation navale, port au confluent avec la Vieille Oise), activité qu’elle partage avec Longueil-Annel toute proche. La population, qui comptait 214 habitants en 1790, n’a guère variée au long du XIXème siècle (218 en 1836, 243 en 1886). Elle a crû après la Première guerre mondiale (338 en 1926), mais surtout après la Seconde guerre (580 hab. en 1962) pour atteindre de nos jours 726 habitants. Devenue cité dortoir, elle voit sa population partir travailler à Compiègne, mais aussi dans les entreprise voisines de Clairoix et de Thourotte.

Jean-Pierre Duterne, d’après l’article de François Callais – Philippe Bonnet-Laborderie, “Entre rivières et forêts, la communauté compiégnoise” – GEMOB 2005.

NB : de 1828 à 1832, Janville est rattachée à la commune voisine de Clairoix.

Le site de la mairie de Janville

Page Tourisme à Janville.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc. Par exemple :
– Photographies et cartes postales (Écrire le nom de la commune dans la fenêtre).
– Plan cadastral napoléonien (Écrire le nom de la commune dans la fenêtre).

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents. Voici les liens vers quelques documents concernant la commune elle-même :
Notice historique et statistique sur les communes de l’arrondissement de Compiègne, d’Emile COËT – 1883.
Essais historiques sur les cantons d’Attichy, Compiègne et Estrées-Saint-Denis, par J.E. MERMET – 1907.

Autres documents numérisés

– Précis statistique sur le canton de Compiègne, par Louis GRAVES, vers 1850.
– Site “Églises de l’Oise” : Église Saint-Nicolas de Janville.
– Album de cartes postales et documents divers concernant Janville (Collection Daniel DEBEAUME) : Vues générales ; Le village de Janville au fil des mois ; Janville, le recensement des habitants au XIXe siècle.

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