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Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Notre-Dame et Saint-Ouen, et le colombier de la ferme du prieuré.

A 6 km au sud de Compiègne, La Croix-Saint-Ouen se situe en bordure de forêt et de la plaine alluviale qui longe la rivière Oise.
La commune est un très ancien lieu de peuplement. En de nombreux endroits ont été découverts des haches et flèches du bronze final, un habitat du IVe siècle avant J.-C., une sépulture de guerrier, un sanctuaire antique au Carnois et des masques de statuettes en bronze. On découvrit au lieu-dit Mont Chypres un vicus de l’époque romaine et une nécropole de 150 tombes.
L’origine du nom du village est digne de la Légende Dorée. Le roi Dagobert (628-639) chassait dans les lieux en compagnie de son ami et aumônier Saint-Ouen (Audoneus ou Audouin), le futur archevêque de Rouen. On était au mois de mai et une croix lumineuse leur apparut, au milieu d’un champ, aussi brillante que la neige. A la demande de son chapelain, le roi décida de fonder en ce lieu une communauté dédiée à la Sainte-Croix. A l’emplacement du miracle, le jour des Rogations (procession trois jours avant l’Ascension), le prieur de la communauté distribuait du pain et deux œufs au lieu-dit “La Croix aux œufs” (le long de la route de Paris, à quelques centaines de mètres de le commune). Le prieuré ajouta le nom de son fondateur, Saint-Ouen, à son appellation primitive. Une homonymie approximative (Ouen et ouïe) semble expliquer l’existence d’un important pèlerinage rassemblant à partir du 24 aout, jour de la fête patronale, ceux qui souffraient de surdité. Il fallait descendre dans un caveau placé sous le cœur de l’église et passer la tête dans une niche de pierre.
L’origine du village semble remonter au IXe siècle ; on y  constate une possession monastique de l’abbaye Saint-Ouen de Rouen, incendiée en 841 par les Normands. D’importance très modeste, le prieuré devint par une charte de Charles-le-Simple de 918 une dépendance de l’abbaye Saint-Médard de Soissons.
Louis VI le Jeune accorda en 1155 des lettres de franchises aux hommes de La Croix.
Le village fut entièrement détruit en 1354, puis en 1359, par les Anglais et les Navarrais et les anciens bâtiments abbatiaux qui avaient brulé ne furent pas rétablis faute de ressources (voir à ce sujet les articles sur les villages de Saintines, Rivecourt, Longueil-Sainte-Marie et  Béthisy-Saint-Pierre sur notre site).
Louis XI y séjourna et on connait de lui des lettres données à La Croix-Saint-Ouen, proche de Compiègne, pour prolonger les trêves conclues avec le duc de Bourgogne.
La Croix eut encore à souffrir des Espagnols de Jean de Werth qui en 1636 pillèrent le village et incendièrent l’église.
En 1623 l’ancien domaine du prieuré consistait en un logis prieural, comprenant deux corps d’hôtel, étables, tours et tourelles, enclos de grosses murailles. Le prieuré de La Croix faisait partie du doyenné de Béthisy.
Un arrêté du Conseil du Roi en date du 16 janvier 1769 ordonna la construction de la route de Paris, dans la section de Verberie à Compiègne et passant par La Croix-Saint-Ouen. L’ancien chemin passait par le village, entre la route actuelle et l’église ; cette route fut pavée en 1772 pour le passage du roi. La Croix comptait un relai de Poste très actif ; c’était le premier arrêt au départ de Compiègne, en direction de Paris, le prochain étant celui de Villeneuve-sur-Verberie.
En 1790 La Croix fut rattaché au canton du Meux, lequel fut supprimé le 28 pluviôse an VIII. La Croix entra alors dans le canton de Compiègne.
La Révolution dans son désir de déchristianisation la rebaptisa Sylvie.
A partir du XIXe siècle, La Croix connut un certain essor économique et industriel ; un pont sur l’Oise, d’abord à péage, remplaça le bac en 1846 ; il permettait une liaison rapide avec l’arrêt de chemin de fer du Meux sur la ligne Paris-Compiègne qui ouvrit en octobre 1847. La mairie-école fut construite en 1864 ; une brigade de gendarmerie s’y installa à partir de 1872. Bucherons, scieurs de long et fendeurs fournissaient le bois descendant l’Oise par flottage vers Paris, et ce jusqu’à la fin du XIXe siècle. La layetterie, fabrication de boites et de coffres, surtout en hêtre, fut introduite dès 1784 par un  nommé Dupin. L’arrivée de la machine à vapeur augmenta le nombre des layetiers employés en ateliers ou à domicile. S’y ajoutèrent par la suite les scieries, la boissellerie, les meubles, les jouets en bois (Joujoulac), les crayons (Baignol et Farjon). Cette industrie du bois employait 523 personnes en 1936 (sur une population de 2000 habitants), mais la concurrence du carton et des plastiques ruina ces activités qui disparurent après la seconde guerre mondiale.
L’autre activité fut les écuries de course. C’est au Second Empire qu’elles apparurent avec des entraineurs et des jockeys d’origine anglaise. La Croix devint la rivale de Chantilly. Des familles d’origine anglaise s’y installèrent, comme la famille Carter en 1858, puis Henry Jenning en 1866 ; l’écurie d’Edmond Blanc (1888) et celle de Jean Prat qui construisit une grande demeure le long de l’Oise vers 1875, puis un manège en 1904. Étienne Balzan acheta en 1904 l’entrainement de La Croix à Edmond Blanc, à l’emplacement de l’ancien relai de Poste. Gabrielle Chanel, qui n’est pas encore la couturière renommée, le rejoignit en 1906.
Ces activités ont été remplacées dans les années 70 par une zone d’activité commerciale et industrielle très prospère : Matra électronique, menuiserie Copeaux & Salmon, centre commercial Leclerc… La population s’élève à 4900 habitants en 2019.

Jean-Pierre Duterne

Site Internet de la mairie

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Patrimoine et histoire

Documents présents ailleurs sur le site “Histoire de Compiègne”

En cliquant ici, vous accédez aux résultats du moteur de recherche ; vous trouverez bien sûr la présente page, mais aussi des liens vers d’autres articles et pages qui ont un lien avec la commune.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont numérisées et consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc.
On peut aussi, sur place, à Beauvais (71 rue de Tilloy), consulter (gratuitement) les documents non numérisés. Ceux-ci, regroupés par dossiers cotés, sont très nombreux… On peut se faire aider dans ses recherches par le ou la responsable de la salle de consultation, mais on peut également préparer sa venue en consultant auparavant, sur Internet, les inventaires qui sont numérisés (cliquer ici).
À noter que de nombreuses communes de l’Oise ont déposé à Beauvais une partie de leurs propres archives (cliquer ici pour voir la liste des cotes des dossiers communaux). Mais de nombreux autres documents concernant les communes sont disséminés dans les dossiers des diverses séries.
Un petit guide intitulé « Retracer l’histoire d’une commune » est proposé sur le site des Archives de l’Oise (cliquer ici).

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents ; ceux relatifs à une commune donnée peuvent être listés en utilisant son moteur de recherche, mais il est souvent difficile de s’y retrouver parmi les résultats qui s’affichent. On peut aussi passer par un sous-ensemble de Gallica consacré au département de l’Oise (cliquer ici).

Voici les liens vers quelques documents concernant La Croix-Saint-Ouen :
Notice historique et statistique sur les communes de l’arrondissement de Compiègne, par Emile COET, 1883.
Courses archéologiques autour de Compiègne, par le chanoine Eugène MULLER, 1904.
Essai historique sur le canton de Compiègne, par J.E. MERMET, 1907.
Guide descriptif de la forêt de Compiègne, par Arthur BAZIN, 1907.

Autres documents numérisés

Précis statistique sur le canton de Compiègne, par Louis GRAVES, 1850.
– Albums de Daniel Debeaume (cartes postales, photos, et divers documents anciens) : Le village de La Croix-Saint-Ouen, Le village de La Croix-Saint-Ouen au fil des mois, Le village de La Croix-Saint-Ouen, le pont, les rues et routes.
– Église Notre-Dame et Saint-Ouen : cliquer ici.

Documents non numérisés

  • Mon village s’appelle La Croix-Saint-Ouen, par Emile HERISSON, 1993.
  • Archives Jean-Antoine LERE, vers 1820 – Bibliothèque Saint-Corneille de Compiègne.
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