Skip to content Skip to footer
Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Saint-Martin – photo SHC.

La commune de Néry, au sud de l’agglomération compiégnoise, d’une superficie de 1634 hectares, remonte le vallon de Vaucelles où coule la rivière Automne, et s’étend vers le sud sur le plateau du Valois jusqu’à la butte de Cornon. C’est une commune rurale, peu industrialisée et quelque peu en dehors des axes de communication et des agglomérations. Contrairement aux autres communes de la communauté, sa population a peu évolué au fil du temps, 572 habitants en 1900 et 730 de nos jours. Elle compte en plus trois hameaux : Huleux, Verrines et Vaucelles.
Son nom viendrait du vocable celtique Ner, une source jaillissante, qui se serait située à l’emplacement de l’église Saint-Martin. On trouve un Nerie en 1165, un Neriacum en 1486. En différents endroits de la commune ont été retrouvés des vestiges du Néolithique et de l’époque romaine, en particulier au Mont Cornon. La Chaussée Brunehaut, importante voie romaine entre Senlis et Soissons, passait par Néry.
Raoul II, comte de Crépy, partagea vers 1027 ses domaines entre ses deux fils, et la terre de Néry échut à Thibault le Riche, son second fils, déjà seigneur de Nanteuil-le-Haudouin. Les seigneurs de cette maison conservèrent le fief jusqu’au XVe siècle. Démembré au fil du temps, le domaine fut reconstitué par Guy II de Nanteuil, puis par Guy III vers 1376. Il revint ensuite aux Fusillier de Crépy, dont Jean-le-Fusillier en 1444 se qualifia de seigneur de Néry, Feux et Cornon. Le mariage de sa fille Marie avec Engilbert Clausse donna Néry à cette famille qui possédait déjà le château de la Douye à Béthisy-Saint-Pierre. Les Clausse en 1545 laissèrent le domaine de Néry à la maison de Brachet, ancienne famille du Parlement. En 1644 la terre de Néry revint à Nicolas de Lancy, trésorier de Gaston d’Orléans, le frère de Louis XIII. Son fils n’ayant eu que des filles, Néry revint par mariage à François Le Conte, marquis de Pierrecourt, de famille normande. Ce marquis revendit en 1744 les terres au comte des Barres. Le château fut alors démoli et transféré à Raray.
L’église Saint-Martin a sa partie la plus ancienne bâtie au milieu du XIIe siècle. Les stalles du chœur, des fragments de vitraux du XVIe siècle, et la cloche de 1727, sont classés monuments historiques.

La rue des Marmousseaux à Néry – photo SHC.

A la Révolution, le diocèse de Senlis ayant été supprimé, Néry est rattaché au diocèse de Beauvais, à l’instar de toutes les paroisses de l’Oise.
Le 31 aout 1914, la 1ère brigade de cavalerie anglaise bivouaque à Néry ; le lendemain, elle est accrochée par la 4ème division de cavalerie allemande ; après des pertes importantes sous le feu des canons allemands, les Anglais contrattaquent et obligent les Allemands à se retirer, abandonnant 12 canons et de nombreux morts. Combat plus symbolique que décisif, il préfigure cependant les futurs affrontements de la bataille de la Marne qui voit le reflux de l’armée allemande.

Jean-Pierre Duterne

Les hameaux de Néry

Cliquer ici pour consulter une page spécifique sur ces hameaux.

Site Internet de la mairie

Cliquez ici pour découvrir la page “Histoire de Néry“.

Documents présents ailleurs sur le site “Histoire de Compiègne”

En cliquant ici, vous accédez aux résultats du moteur de recherche ; vous trouverez bien sûr la présente page, mais aussi des liens vers d’autres articles et pages qui ont un lien avec la commune.
Principal article : Mais qui a gagné le combat de Néry (Oise), le 1er septembre 1914 ?, par Rémi HEBERT – 2014.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont numérisées et consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc.
On peut aussi, sur place, à Beauvais (71 rue de Tilloy), consulter (gratuitement) les documents non numérisés. Ceux-ci, regroupés par dossiers cotés, sont très nombreux… On peut se faire aider dans ses recherches par le ou la responsable de la salle de consultation, mais on peut également préparer sa venue en consultant auparavant, sur Internet, les inventaires qui sont numérisés (cliquer ici).
À noter que de nombreuses communes de l’Oise ont déposé à Beauvais une partie de leurs propres archives (cliquer ici pour voir la liste des cotes des dossiers communaux). Mais de nombreux autres documents concernant les communes sont disséminés dans les dossiers des diverses séries.
Un petit guide intitulé « Retracer l’histoire d’une commune » est proposé sur le site des Archives de l’Oise (cliquer ici).

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents ; ceux relatifs à une commune donnée peuvent être listés en utilisant son moteur de recherche, mais il est souvent difficile de s’y retrouver parmi les résultats qui s’affichent. On peut aussi passer par un sous-ensemble de Gallica consacré au département de l’Oise (cliquer ici).

Voici les liens vers quelques documents concernant Néry :
–  La Maison de Néry au XIVe et XVe siècles, par Amédée de CAIX de SAINT-AMOUR, 1897-1898.
–  Les dîmes de Néry et le prieur de Montépilloy, par Amédée de CAIX de SAINT-AMOUR, 1913.

Autres documents numérisés

 Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, par Louis GRAVES, 1843.
Article Wikipédia sur la commune de Néry.
– Église Saint-Martin : site “Eglises de l’Oise” ou site Wikipédia (par Pierre Poschadel).

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE COMPIÈGNE © 2022. TOUS DROITS RÉSERVÉS • UNE RÉALISATION