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Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

Le château du Soupiseau à Saint-Sauveur.

Le terroir de ce village qui s’étend sur 1650 hectares, constitués en majorité de bois, situé en lisière sud-ouest de la forêt de Compiègne, atteint les rives de la petite rivière Automne, qui délimite à peu près les anciens diocèses de Soissons et de Senlis et coïncide avec les anciennes cités gallo-romaines des Suessions et des Silvanectes. Un lieu-dit « la large pierre », sur le chemin de Béthisy, au carrefour de « la sente aux poireaux », semble indiquer un vestige de monument préhistorique. On trouve du Paléolithique inférieur et du Mésolithique vers le carrefour de la Michelette ; de la fin de l’âge de bronze jusqu’à la Tène dans l’éperon barré avec fossé découvert par Marcel Hémery et revisité par Jean-Claude Blanchet. Dans la forêt, près de la route du Hazoy, a été mis à jour dans les années 1920 par M. Henri Poierrier, archéologue amateur, un village de potiers de l’époque gallo-romaine avec des fours à chaux, fours de potiers, four de bronzier, maison avec caves. Dans l’une des caves, sous une couche d’incendie du plancher, a été découvert en 1968 un trésor monétaire de 197 pièces d’argent antoniniani à l’effigie d’empereurs romains ayant régné entre 238 à 259, période des premières incursions barbares dans notre région.
Ce village fut d’abord appelé Giromesnil, du nom de Girard, évêque de Soissons, mort en 1052, et qui y possédait un enclos ou « mesnil ». L’église était alors dédiée à Saint-Michel. C’est en 1359 que le capitaine de Béthisy-Saint-Pierre, Hugues de Cézanne, écrasa les Anglais à proximité de Verberie, au lieu-dit « les champs dolents ». Ayant remporté la victoire le jour de la Sainte-Trinité, il fit vœu de reconstruire l’église très délabrée et de la dédier à à la Sainte Trinité du Saint-Sauveur. La reconstruction ne se fit qu’à la fin du XVème siècle, sans doute à cause des troubles occasionnés par les derniers épisodes de la Guerre de Cent Ans.
Il semble même que la reconstruction se poursuivit au XVIème siècle, compte tenu de son style qui remonte plutôt à cette période, d’autant qu’un de ses vitraux est daté de 1543 et une clé pendante de 1559. L’édifice a été inscrit à l’inventaire des Monuments historiques en 1948.
Le nom de Giromesnil s’effaça peu à peu au profit de celui de Saint-Sauveur qui ne l’emporta qu’au début du XIXème siècle. La seigneurie relevait de Saintines dont le dernier châtelain fut Palamède de Forbin-Janson. En 1747, deux sœurs de la Charité de Montoire furent appelées pour soigner les malades et tenir l’école. Le village avait alors 420 habitants sous Louis XVI. La Révolution changea son nom en Sauveur l’Union.

L’église de la Sainte Trinité de Saint-Sauveur

Au XIXème siècle, le Baptisme se développa dans certaines communes de la région auprès des milieux populaires, avec l’aide des communautés protestantes néerlandaises et suisses. En 1874 un temple baptiste fut construit à Saint-Sauveur ; en 1908 un congrès réunit treize communautés autour de ce centre. Mais celui-ci ne pouvant accueillir qu’un nombre limité de fidèles, il fut vendu en 1992, la communauté se réunissant alors dans le temple de Compiègne. En 1973, les Baptistes rachetèrent l’église anglicane de Compiègne, avenue Thiers, la sauvant de la destruction. En 2022, la communauté la cède à la Ville de Compiègne, pour construire dans la région un lieu de culte plus grand et mieux adapté.

Une cendrière traitant le lignite pyriteux, destiné à l’amendement des terres, fut longtemps exploitée sur les bords de l’Automne.
Dès 1765, Saint-Sauveur était connu pour sa production de bois de brosses en hêtre et en bois blanc, fabriqués par des « borduriers ». Cette industrie a périclité au milieu du XXème siècle, mais Saint-Sauveur conserva longtemps le quasi monopole de la fabrication des « abaisse-langue » utilisés par les médecins.
Saint-Sauveur comptait 5 cultivateurs en 1914, seulement 3 entre les deux guerres et 1 aujourd’hui.
Le village conserve pourtant un aspect rural, avec des maisons souvent à un étage, construites en pierre ou en briques, aux toits majoritairement en tuiles. Elles datent presque toutes du XIXème et XXème siècles.
Le château du Soupiseau, grande habitation avec chapelle, est connu depuis le XVIIème siècle. Il fut habité au siècle suivant par Le Pelletier, maréchal de camp, qui procéda aux premières plantations expérimentales de sapins en 1751/1753. Sous la Restauration ce fut la résidence du Baron d’Alton-Shée, jusqu’en 1823, puis du baron Édouard Forestier, dit « Le solitaire de Soupiseau », misanthrope qui à sa mort en 1864 laissa un château en ruine. Le comte Andlau reconstruisit en 1866 une villa « brique et pierre ». Celle-ci fut louée pendant plusieurs années par Edmond Rostand à la fin du XIXème siècle, juste avant que celui ci ne fasse bâtir sa villa de Combo au Pays Basque. Il organisa une représentation de Cyrano de Bergerac devant sa façade, et l’auteur y aurait écrit L‘Aiglon. Le vicomte Henri Doria y habita par la suite et joua un rôle dans la vie locale.
Tout proche, mais sur le territoire de Verberie, se trouve le manoir de la Mabonnerie qui date du XVIème siècle, dit parfois la Bonnerie ou le Mas Bandrille.
Le village compte 1732 habitants en 2019.
Jean-Pierre Duterne, d’après l’article de François Callais – Philippe Bonnet-Laborderie, “Entre rivières et forêts, la communauté compiégnoise” – GEMOB 2005.

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Autres documents

Documents non numérisés

  • Carte archéologique de la Gaule, l’Oise, page 436, par Georges Pierre Woimant – 1995
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