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Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Saint-Denis-Saint-Jean-Baptiste de Saintines (photo Wikipedia.org).

Cette commune de la vallée de la rivière Automne, proche de Verberie, compte 1080 habitants en 2019. Elle tire son nom de plusieurs fontaines sacrées ayant des pouvoirs de guérison (Sanctinae). L’église Saint-Denis-Saint-Jean-Baptiste, inscrite aux monuments historiques en 1927, est une ancienne église de pèlerinage. Les fidèles y venaient pour vénérer une relique de Saint-Jean-Baptiste, ramenée des Croisades par un seigneur local, et pour se baigner dans la fontaine Saint-Jean-Baptiste, censée guérir de l’épilepsie. La fontaine Saint-Martin, où le Saint aurait fait abreuver son cheval, guérissait des fièvres.
La double nef gothique flamboyante de l’église répond aux besoins d’accueil aux temps forts du pèlerinage, soit les huit jours à partir de la veille de la fête de la Saint-Jean, le de chaque année. Les deux nefs sont séparées par de grandes arcades ouvertes dans le mur nord de l’ancienne nef romane, dédiée à Saint-Denis. De la période romane, et plus précisément des années 1120, date aussi le clocher trapu. Sa base est en même temps la première travée du chœur Saint-Denis, et possède l’une des voûtes d’ogives les plus anciennes du département. Globalement l’architecture de l’église comporte peu d’éléments remarquables, mais sa riche histoire rend l’édifice intéressant, et il conserve un abondant mobilier liturgique qui témoigne des splendeurs du passé.

Le château de Saintines
Photo SHC.

Le château de Saintines, chef-lieu d’une des quatre baronnies du Valois, était au Moyen-Age une importante forteresse. Rebâti au XIVe siècle par Pierre de Cugnières, il résista farouchement à la Jacquerie de 1358, puis aux Bourguignons pendant les premières années du XVe siècle. Mais après la capitulation de Pierrefonds en 1420, il se rendit au Roi d’Angleterre.  Pris et repris plusieurs fois par les Français et les Anglais, il vit passer la Pucelle en 1429 qui accompagnait Charles VII vers Compiègne. Retombée quelques temps après au pouvoir des Anglais, la forteresse fut libérée en 1430 par les troupes du Maréchal de Boussac.
De ce château appartenant à la famille de Vieux-Pont, puis du Marquis de Forbin-Janson, il ne reste qu’un donjon, reconstruit en 1513 par Louis Le Vaux. Henri IV rendant visite à son compagnon d’arme Jean II de Vieuxpont, dans son château de Saintines, alors que celui-ci le mettait en garde sur l’état du pont délabré qui franchissait les douves, lui aurait adressé ces paroles : “Je suis ferme sur ce vieux pont“, qui devinrent la devise de la famille, gravée au fronton du château.
Ces anciens bâtiments sont inclus dans l’ancienne manufacture d’allumettes, fondée en 1853 et soumise au monopole d’état de la Seita en 1876. C’était la dernière subsistant en France. Les plantations voisines de peupliers, dans les terrains humides des rives de l’Automne, en fournissaient la matière première. Elle fut rachetée en 2000 par la société tunisienne Sofas, devenue société Flam’up.
Sur le plateau, au sud du village, se situe la ferme de Fay, ancienne grange cistercienne ayant appartenu à l’abbaye de Chaalis, mentionnée déjà en 1151. L’exploitation est affermée en 1315 et le domaine atteint vraisemblablement les 200 hectares. La grange est toujours présente et mesure 55 mètres de long sur neuf travées.
Jean-Pierre Duterne, d’après l’article de François Callais – Philippe Bonnet-Laborderie, “Entre rivières et forêts, la communauté compiégnoise” – GEMOB 2005.

Site Internet de la mairie

Cliquer ici pour accéder à la page “Histoire” de ce site.

Documents présents ailleurs sur le site “Histoire de Compiègne”

En cliquant ici, vous accédez aux résultats du moteur de recherche ; vous trouverez bien sûr la présente page, mais aussi des liens vers d’autres articles et pages qui ont un lien avec la commune.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont numérisées et consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc.
On peut aussi, sur place, à Beauvais (71 rue de Tilloy), consulter (gratuitement) les documents non numérisés. Ceux-ci, regroupés par dossiers cotés, sont très nombreux… On peut se faire aider dans ses recherches par le ou la responsable de la salle de consultation, mais on peut également préparer sa venue en consultant auparavant, sur Internet, les inventaires qui sont numérisés (cliquer ici).
À noter que de nombreuses communes de l’Oise ont déposé à Beauvais une partie de leurs propres archives (cliquer ici pour voir la liste des cotes des dossiers communaux). Mais de nombreux autres documents concernant les communes sont disséminés dans les dossiers des diverses séries.
Un petit guide intitulé « Retracer l’histoire d’une commune » est proposé sur le site des Archives de l’Oise (cliquer ici).

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents ; ceux relatifs à une commune donnée peuvent être listés en utilisant son moteur de recherche, mais il est souvent difficile de s’y retrouver parmi les résultats qui s’affichent. On peut aussi passer par un sous-ensemble de Gallica consacré au département de l’Oise (cliquer ici).

Voici les liens vers quelques documents concernant la commune elle-même :
– Extrait de l’ouvrage “Compiègne et ses environs” de Léon Ewig (1860). Voir les pages 275 à 283.
Extrait de “Histoire du Duché du Valois” de l’abbé Carlier – 1764.
Course archéologique autour de Compiègne, par le Chanoine Eugène MULLER, 1904.

Autres documents numérisés

– Précis statistique sur le canton de Crépy-en-Valois, par Louis GRAVES, 1850.
– Album de Daniel Debeaume (cartes postales, photos, et divers documents anciens) : cliquer ici pour y accéder.
Église Saint-Denis et Saint-Jean-Baptiste de Saintines.
L’architecture religieuse dans l’ancien diocèse de Soissons, par Eugène LEFEVRE-PONTALIS, 1897.

Documents non numérisés
  • Julie Aycard et Pierrette Bonnet-Laborderie, « L’église de Saintines », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, nos 108-109 « Saintines dans la vallée de l’Automne »,‎ , p. 43-48.
  • Pierrette Bonnet-Laborderie, « La chapelle seigneuriale », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, n° 108-109 « Saintines dans la vallée de l’Automne »,‎ , p. 49-50.
  • Philippe Bonnet-Laborderie, « Le mobilier de l’église de Saintines », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, nos 108-109 « Saintines dans la vallée de l’Automne »,‎ , p. 51-62.
  • Jean-Marie Caudron, « Le drame de l’abbé Frairot (10 mars 1844 – 14 novembre 1883) », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, nos 108-109 « Saintines dans la vallée de l’Automne »,‎ , p. 34-42.
  • L. Léon Gruart, « Notes d’histoire locale, Saintines une paroisse à travers les âges », Bulletin du G.E.M.O.B., Beauvais, nos 108-109 « Saintines dans la vallée de l’Automne »,‎ , p. 2-32.
  • Dominique Vermand, Églises de l’Oise II, Paris, Nouvelles éditions latines, , 32 p. 
  • Dominique Vermand, « La voûte d’ogives dans l’Oise : les premières expériences (1100-1150) », Groupe d’étude des monuments et œuvres d’art de l’Oise et du Beauvaisis – L’Art roman dans l’Oise et ses environs (actes du colloque organisé à Beauvais les 7 & 8 octobre 1995), Beauvais,‎ , p. 123-168.
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