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Présentation rapide de la commune

Commune de l’ARCBA (Agglomération de la Région de Compiègne et de la Basse Automne).

L’église Saint-Pierre de Verberie

Le site de Verberie a été occupé dès la plus haute antiquité, comme l’ont prouvé des fouilles effectuées dans le dernier quart du XXème siècle. Dès la période magdalénienne (-17 000 à -14000), le gué sur l’Oise a été occupé par des chasseurs, comme le prouvent les fouilles entreprises au Buisson Campin par les équipes de Bernard Lambot, puis de James Enloe entre 1975 et 2001. Des vestiges importants d’habitats de l’époque du bronze furent trouvés également dans la plaine d’Herneuse.
Le nom de Verberie proviendrait de “Vermbria” ou “Vermbriva”, briva signifiant pont. Un pont sur l’Oise est signalé dans un texte de 918, et Verberie s’est installé sur la rive gauche de l’Oise, dans une petite plaine alluviale, bordée au nord par la forêt de Compiègne et la rivière de l’Automne qui se jette dans l’Oise, et au sud par le plateau du Valois qui la domine à une altitude de 110 mètres.
V
illage gaulois et gallo-romain, Verberie devint une résidence campagnarde pour les rois francs et carolingiens. Charles Martel, après sa victoire contre les Sarrasins en 732, vint s’y reposer et  reçut du pape Grégoire III les chaines de saint Pierre et les clefs de son sépulcre. Pépin le Bref, Louis le Débonnaire y séjournèrent. Charlemagne s’y fit construire un vaste palais dont la tradition prétend “qu’il allait  de la chapelle Saint-Pierre jusqu’au château d’Aramont sur une longueur de 420 mètres. Cette construction était flanquée de tours rondes en pierre de taille ; les murs étaient ornés de bas-reliefs et les frontons surmontés de statues colossales. Les portes étaient d’airain, les mosaïques de marbre, les meubles incrustés d’or. Les jardins très vastes formaient terrasse. Le parc s’étendait jusqu’à la forêt coupée de canaux et parsemée d’étangs”. Charles-le-Chauve y séjourna souvent. Il y convoqua en juin 850 une cour plénière dans laquelle il donna audience aux envoyés du roi de Navarre Inicon qui lui demandait la paix. En 856 il reçut le roi d’Essex Ediluf qui y épousa sa fille Judith en octobre de la même année. Les incursions vikings de 885 saccagèrent ce prestigieux bâtiment. Il resta cependant résidence royale jusqu’à Robert le Pieux (996-1031), avant d’être remplacé par le château des rois capétiens construit à Béthisy-Saint-Pierre tout proche et moins exposé aux invasions.
Durant la Guerre de Cent Ans, la ville fut brulée en 1359 par les Anglais qui tenaient garnison à Creil, évènement à rattacher à l’histoire du Grand Ferré et à la bataille du Champ-Dolant situé au nord de la commune et qui opposa victorieusement le capitaine français de la garnison de Béthisy-Saint-Pierre aux troupes anglaises. Durant le siège de Compiègne de mai à octobre 1430, le comte anglais Huntington, allié des Bourguignons du duc Philippe et qui campait à Venette, organisa en août une expédition de pillage et de ravitaillement dans le Valois. Ayant pris le château de Saintines sans difficulté, il se tourna vers Verberie tout proche ; là il eut la surprise d’y trouver une sérieuse résistance de la population commandée par Jean De Dours, et qui s’était retranchée dans l’enceinte du cimetière et l’église saint-Pierre. Mais sous le feu de l’artillerie anglaise, la petite troupe se rendit. Jean De Dours fut pendu par les Anglais pour “n’avoir pas à sa première requête voulu obéir et rendre la forte église en sa main“. Quant aux habitants du village, ils furent tous réquisitionnés et contraints de creuser des fossés et abattre des arbres afin d’interdire l’accès à une éventuelle offensive des Français de ce coté-là. Cette manœuvre n’empêcha pas Louis de Bourbon et Jean de Brosse, maréchal de France, et les troupes françaises envoyées par Charles VII, de venir établir le 24 octobre un camp à Verberie, d’où ils partirent le lendemain pour défaire dans une non-bataille les Anglo-Bourguignons dans la plaine de Mercières et libérer Compiègne.

Le château d’Aramont à Verberie.

A Verberie, les remparts étaient tellement ruinés que la place n’était plus tenable, et Charles VII en ordonna la destruction en 1431.On construisit de nouvelles murailles sous François Ier, avec cinq portes fortifiées. On employa pour leur construction les débris du château royal, le reste du château étant récupéré par les habitants pour reconstruire le bourg.
Pendant les troubles de la Ligue, Verberie fut un lieu de concentration pour secourir Senlis, attaquée par les ligueurs.
En 1658, Verberie connut une épidémie de peste qui décima une bonne partie de ses habitants. Au XVIIIème siècle, le bourg appartenait au duc d’Orléans. Louis XV y organisa un camp en juillet 1769. Le roi, accompagné du Dauphin et des comtes de Provence et d’Artois, y vint le 28 juillet pour y voir manœuvrer les trois divisions avec ses quarante-deux bataillons.
Le bourg souffrit beaucoup de la présence des armées prussiennes et anglaises en 1815. A l’aube du XIXe siècle, Verberie était un assez gros bourg d’un millier d’habitants, voué essentiellement à l’agriculture et à l’artisanat. Siège d’une prévôté sous l’Ancien Régime, il avait été chef-lieu de canton d’avril 1790 à germinal an VIII (avril 1800), puis fut rattaché au canton de Pont-Sainte-Maxence, dans l’arrondissement de Senlis. Après la Seconde guerre mondiale, Verberie a connu un essor important avec la création d’une zone commerciale et industrielle dans sa zone nord. Verberie comptait 3813 habitants en 2019.

Jean-Pierre DUTERNE, d’après l’article de François CALLAIS – Philippe BONNET-LABORDERIE, “Entre rivières et forêts, la communauté compiégnoise” – GEMOB 2005

Site Internet de la mairie

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Documents présents sur le site “Histoire de Compiègne” de la Société historique

Qui étaient les sautriaux de Verberie ?
Verberie au XIXème siècle (1), par Nicole et Louis BARDON.
Verberie au XIXème siècle (2), par Nicole et Louis BARDON.
L’église de saint-Pierre de Verberie, par Sandrine PITTEMAN.
Les premières photographies de Verberie, vers 1860.

Archives départementales de l’Oise

Un certain nombre d’archives sont consultables sur Internet (cliquer ici) : état civil, recensements, registres matricules, cartes et plans, etc.

BNF (Bibliothèque Nationale de France)

La BNF a mis en ligne, dans sa base dénommée Gallica, de très nombreux documents. Voici les liens vers quelques documents concernant la commune elle-même :
Précis statistique sur le canton d’Estrées-Saint-Denis, arrondissement de Clermont (Oise), par Louis GRAVES, 1850
Compiègne historique et monumental, de Jean-Baptiste LAMBERT de BALLYHIER – 1842
– Document sur Verberie, de Victor MANUEL, Comité archéologique de Senlis, 1882, p.211 à 228
Compiègne et ses environs, par Léon EWIG – 1860

Autres documents numérisés

– Albums de Daniel Debeaume (cartes postales, photos, et divers documents anciens) :
Le village de Verberie
Le village de Verberie, l’église et la gare
Le village de Verberie, le pont, l’écluse et la rivière
Le village de Verberie, les places et les commerces
Le village de Verberie, les rues et les routes
– Site “Églises de l’Oise” : Église Saint-Pierre de Verberie

Documents non numérisés

– Compiègne, ses rues, ses cantons, par Daniel DELATTRE, p. 166.
– Monographie des villes et villages de France, par Emmanuel WOILLEZ, p. 135.
– Canton d’Estrées-Saint-Denis, par Jean-Antoine LERE.

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