Skip to content Skip to footer
La tour Beauregard (photo Office de tourisme)

Au palais carolingien, situé sur la hauteur dominant l’Oise, succéda, peut-être dès la fin du XIe siècle, le château capétien dont il reste ce donjon. C’est le plus ancien exemple connu de tour parfaitement circulaire (1120-1130). En bordure de la rivière, elle contribuait à défendre l’ancien pont dont les vestiges sont proches. Après les généreuses donations de saint Louis en faveur de l’Hôtel-Dieu et des jacobins, ce château fut abandonné comme résidence royale.
Cependant, jusque sous Louis XI, ce fut le siège du capitaine de la ville, ainsi que de l’Auditoire de la justice royale, avec sa prison.

La grosse tour du Roi (dessin d’Albert Robida)

Des prisonniers illustres y furent détenus : le comte de Flandre qui y resta jusqu’à sa mort en février 1305, le maréchal de Rieux en 1437.
La tour tombait en ruine, une pétition révolutionnaire réclama vainement la démolition de ce “monument de l’orgueil de nos rois”.

Dénommée aussi tour Jeanne d’Arc, en hommage à l’héroïne qui franchit l’ancien pont avant d’être capturée de l’autre côté de la rivière, le 23 mai 1430. Guillaume de Flavy, capitaine de la ville, a pu observer cette fatale escarmouche de sa plate-forme supérieure.
Texte de François Callais

Pour en savoir plus vous pouvez acheter ou consulter l’ouvrage suivant :
– Bulletin 38 “Compiègne au Moyen Age“, , 2002, 383 pages (article de Christian Corvisier, 30 pages)

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE COMPIÈGNE © 2024. TOUS DROITS RÉSERVÉS • UNE RÉALISATION